Quand le statut d'aidant s'invite dans la sphère professionnelle.
💡 Le saviez-vous ? L’aidance n’est plus seulement une affaire privée.💡
Elle devient progressivement un véritable sujet d’organisation du travail.
Le 6 octobre, l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire a présenté plusieurs leviers concrets pour mieux accompagner les salariés aidants :
→ désigner un référent aidants ;
→ sensibiliser les managers et les équipes ;
→ faciliter certains aménagements du temps de travail ;
→ développer le télétravail lorsque cela est possible ;
→ permettre le don de jours de repos, éventuellement abondé par l’employeur ;
→ proposer des cellules d’écoute et un accompagnement dans les démarches administratives ;
→ mieux protéger les droits à la retraite pendant les périodes longues d’aidance.
Dans le même temps, la FEPEM et le Syndicat national des aidants ont annoncé une coopération destinée à développer les solutions de répit à domicile, à prévenir l’épuisement et à sécuriser les parcours professionnels.
Enfin, une proposition de loi visant à garantir l’accès des aidants à l’assurance vieillesse a été déposée à l’Assemblée nationale le 6 octobre.
Attention : cette proposition n’est pas encore une loi et les dispositifs évoqués ne sont pas tous des droits immédiatement applicables dans chaque entreprise.
Mais le mouvement est important car devenir aidant peut entraîner de nombreuses pertes invisibles :
→ perte de liberté ;
→ perte de disponibilité ;
→ transformation de la relation avec son proche ;
→ fragilisation de la santé ;
→ ralentissement de la carrière ;
→ diminution des revenus et des droits futurs ;
→ parfois même, perte d’une partie de son identité.
L’aidant continue souvent de travailler comme si rien n’avait changé. Pourtant, tout a changé.
Accompagner les salariés aidants ne consiste donc pas seulement à leur accorder quelques jours d’absence. Cela suppose aussi de former les managers, d’ouvrir un espace de dialogue et de reconnaître ce que l’aidance vient bouleverser dans une vie.
C’est précisément sur ces pertes invisibles que les entreprises peuvent agir avant l’épuisement, l’arrêt de travail ou la désinsertion professionnelle.
Et si nous commencions par poser une question simple aux salariés aidants :
« Qu’avez-vous dû mettre entre parenthèses depuis que vous accompagnez votre proche ? »
Je suis Edith Pradalie. J'accompagne et sensibilise aux transitions de vie et aux deuils visibles et invisibles.



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