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Coach personnelle et professionnelle certifiée RNCP - Accompagnante du deuil diplômée de l'Université Jules Verne de Picardie -

Praticienne Narrative - Facilitatrice  I En cabinet (Orléans) et à distance I Intervention dans la région Centre-Val de Loire.

Et si votre intuition était déjà une information ?

27 sept.
4 min de lecture

Il y a quelques jours, lors d’un coaching, une personne est venue me voir avec une demande très précise : comprendre pourquoi elle reproduisait certains schémas relationnels et parvenir, enfin, à en sortir.


Au cours de notre échange, elle m’a dit cette phrase :

« J’avais une intuition, mais j’attendais d’avoir des preuves. »


Et cette phrase m’a interpellée. Parce que nous sommes nombreux à faire cela.

Nous ressentons quelque chose. Un doute. Une gêne. Une sensation d’insécurité. Un comportement qui nous dérange sans que nous sachions forcément expliquer pourquoi. Mais comme nous n’avons pas de « preuves », nous mettons notre ressenti de côté et nous attendons. Nous cherchons des éléments concrets qui viendraient confirmer ce que nous ressentons déjà.


L’intuition ne prouve pas que l’autre a tort.


Je lui ai alors répondu quelque chose qui peut sembler paradoxal :

Écouter son intuition, c’est aussi regarder quelque chose de très factuel.


Attention : cela ne signifie pas que notre intuition dit toujours la vérité. Avoir un doute ne prouve pas que l’autre nous ment. Se sentir en insécurité ne signifie pas automatiquement que la personne en face de nous est toxique. Ressentir un malaise ne signifie pas nécessairement qu’il existe un danger.


Mais ce ressenti nous donne malgré tout une information essentielle : quelque chose, dans cette situation ou dans cette relation, ne nous convient pas.


Et cela mérite d’être regardé.


Le ressenti est une information !


Si je suis constamment en train de douter dans une relation, cela m’indique quelque chose. Si je ne me sens jamais rassurée, cela m’indique quelque chose. Si je surveille les réactions de l’autre, si je me demande sans cesse ce qu’il ou elle pense, si j’ai peur de dire certaines choses ou si je sens que je ne peux pas être pleinement moi-même… cela m’indique quelque chose.


Pas forcément quelque chose sur l’autre. Mais certainement quelque chose sur ce que je vis. Et c’est là que le travail peut commencer. Plutôt que de nous demander uniquement : « Est-ce que j’ai raison de ressentir cela ? »


Nous pouvons nous poser d’autres questions :

  • Pourquoi ai-je des doutes ?

  • Qu’est-ce qui me met en insécurité ?

  • À quel moment ce sentiment apparaît-il ?

  • Qu’est-ce qui ne me convient plus dans cette situation ?

  • De quoi aurais-je besoin pour me sentir davantage en sécurité ?

  • Est-ce que cette relation respecte mes besoins, mes limites et mes valeurs ?


Arrêter d’attendre la preuve ultime.


Parfois, nous restons longtemps dans certaines situations parce que nous attendons LA preuve. La phrase. Le message. Le comportement. L’événement qui nous permettra enfin de nous dire : « Voilà. Maintenant, j’ai le droit de le/la confronter et de partir. »


Mais avons-nous réellement besoin d’arriver jusque-là ? Peut-être pouvons-nous aussi apprendre à reconnaître que notre inconfort mérite d’être entendu avant d’avoir constitué tout un dossier à charge. Parce que la véritable question n’est pas toujours :

« Est-ce que l’autre fait quelque chose de suffisamment grave pour que je parte ? »


Elle peut aussi être : « Est-ce que cette situation me convient encore ? »

Et la réponse à cette question nous appartient...


Ce que notre intuition peut révéler.


Nos ressentis peuvent avoir plusieurs origines. Ils peuvent être liés à la situation présente. Ils peuvent aussi réveiller une expérience passée, une peur, une blessure ou un ancien schéma relationnel. C’est justement pour cela qu’il est intéressant de les explorer plutôt que de les ignorer. L’intuition devient alors non pas une vérité absolue, mais un point de départ. Une invitation à regarder ce qui se passe. À mettre des mots.

À identifier nos besoins. À comprendre nos fonctionnements. Et parfois, à repérer certains schémas qui se répètent dans notre vie.


Pourquoi est-ce que je choisis souvent le même type de relation ? Pourquoi est-ce que je reste alors que je sens depuis longtemps que quelque chose ne me convient pas ? Pourquoi ai-je besoin que quelqu’un d’autre valide mon ressenti avant de m’autoriser à agir ? Pourquoi ai-je autant de mal à poser une limite ?


Et ensuite ?


Une fois que j’ai identifié ce que mon ressenti cherche à me dire, je peux me réajuster. Dans ma posture. Dans mes comportements. Dans mes limites. Dans ma manière de communiquer. Ou parfois dans mes choix. Cela ne signifie pas nécessairement quitter une relation ou tout bouleverser. Cela signifie simplement ne plus faire comme si ce que je ressens n’existait pas. Et parfois, c’est déjà le début d’un changement immense.



Oui, j’accompagne les deuils… et pas que !


On m’identifie beaucoup à l’accompagnement du deuil. Et c’est évidemment une partie importante de mon métier. Mais j’accompagne plus largement les transitions de vie. Ces moments où quelque chose ne fonctionne plus comme avant. Ces périodes où l’on sent qu’il faut changer de direction, mais où l’on ne sait pas encore très bien laquelle prendre. Une séparation. Un changement professionnel. Une remise en question. Des schémas relationnels que l’on ne veut plus reproduire. Des croyances qui nous enferment. Une envie de changer de cap. Parce qu’après tout, certaines transitions commencent simplement par cette phrase : « Je sens que quelque chose ne me convient plus. »

Et peut-être que cela mérite déjà d’être écouté. 😁


Si vous souhaitez être accompagné·e pour traverser une transition, changer de cap, rompre avec certains schémas ou certaines croyances et aller vers autre chose, vous pouvez prendre rendez-vous ici :

A tout bientôt ici et là.

Je suis Édith Pradalie, j'accompagne et sensibilise aux transitions de vie et aux deuils.



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