Le veuvage.
- edithpradalie
- il y a 3 jours
- 2 min de lecture
La disparition de Marjane Satrapi a profondément ému de nombreuses personnes.
Sa famille a déclaré qu'elle était morte « de tristesse », un peu plus d'un an après la perte de son mari, l'amour de sa vie.
Cette expression peut sembler romantique pour certains cœurs, pourtant, la réalité est beaucoup plus complexe.
Oui, le syndrome du cœur brisé existe.
Oui, le deuil peut avoir des conséquences psychologiques et physiques considérables.
Les recherches montrent d'ailleurs que le risque de suicide augmente fortement après la perte d'un conjoint, en particulier dans les semaines et les mois qui suivent le décès.
Pourquoi cette épreuve est-elle si difficile ?
Parce qu'en perdant son compagnon ou sa compagne, on ne perd pas seulement une personne.
- On perd une présence.
- On perd des habitudes, des rituels, une complicité.
- On perd parfois une sécurité émotionnelle, financière ou familiale.
- On perd des projets, des rêves, un avenir imaginé à deux.
C'est en réalité une multitude de deuils qui se superposent.
Mais il y a une chose essentielle que nous oublions souvent :
❤️ La personne qui incarnait l'amour n'est plus là, mais la relation d'amour, elle, ne disparaît pas. Elle continue d'exister autrement. Et c'est précisément là que se situe mon accompagnement.
J'aide les personnes endeuillées à construire une nouvelle relation avec l'être aimé, une relation différente, plus intérieure, plus intime, qui devient progressivement une ressource plutôt qu'une blessure ouverte.
Car ceux que nous aimons nous ont transmis quelque chose : une force, une qualité, une manière d'être au monde.
Lorsque nous incarnons ce qu'ils ont vu de plus beau en nous, lorsque nous faisons vivre ce qu'ils nous ont légué, nous continuons à les honorer.
J'aurais pu poser à Marjane une question toute simple :
« Qu'est-ce que ton mari voyait en toi que personne d'autre ne voyait ? »
Sa réponse aurait probablement révélé une force précieuse. Et chaque fois qu'elle aurait choisi de vivre à travers cette force, elle aurait rendu hommage à cet amour.
💡Le deuil est une histoire de vivants.
Notre responsabilité n'est pas d'oublier ceux qui sont partis, mais de leur permettre de continuer à exister à travers ce que nous faisons, ce que nous transmettons et ce que nous devenons.
Si vous avez perdu un conjoint et que vous avez le sentiment que votre vie s'est arrêtée avec lui, sachez qu'il existe des chemins pour continuer à aimer sans cesser de vivre.
À tout bientôt ici et là,
Je suis Édith Pradalié. J'accompagne et sensibilise aux transitions de vie et aux deuils.



Commentaires