Honorer le plein.
- edithpradalie
- il y a 3 jours
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On nous apprend souvent à mesurer l’importance des choses à l’intensité du manque qu’elles laissent derrière elles.
Une relation débute, l’autre nous manque.., alors on appelle ça de l’amour.
Un proche disparaît, et c’est seulement dans l’absence qu’on réalise sa place.
Et c’est pareil avec l’argent, les objets, avec tout ce que l'on considère acquis.
On remarque leur valeur surtout lorsqu’ils ne sont plus là.
Comme si le manque était devenu notre principal indicateur d’amour.
Parfois je me demande si à force de mettre de l’importance dans le manque, on ne finit pas par honorer le vide plutôt que le plein.
Et si, au lieu d’honorer le vide, on célébrait le plein ?
Pourquoi attendre l’absence pour reconnaître la valeur d’une présence ?
Pourquoi considérer que souffrir de ne plus avoir quelque chose prouve davantage l’amour que le bonheur de l’avoir ?
Et si l’indicateur n’était pas le manque, mais la plénitude ?
Je suis bien avec cette personne, donc elle compte pour moi... J’aime ce qu’elle dit, son sourire, le son de sa voix, ses réflexions, son regard, sa créativité, sa folie...
J’aime ce que sa présence éveille en moi.
Alors peut-être que l’amour ne devrait pas se mesurer à ce qui se creuse en nous, mais à ce qui nous remplit.
Au lieu de dire :
« Tu me manques, donc je t’aime »,
on pourrait peut-être dire :
« Je m’empli(s) de toi, donc je t’aime. »
Qu’en pensez-vous ?
À tout bientôt ici et là,
Je suis Édith Pradalié. J'accompagne et sensibilise aux transitions de vie et aux deuils.




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